L'hypnose

Prodigieux et formidablement mystérieux, souvent défini comme le réseau connu le plus complexe de l’univers, notre cerveau est composé de 100 milliards de cellules nerveuses, les neurones. Il est le siège et le chef d’orchestre de notre système nerveux, de la motricité mais aussi de la cognition, notre mémoire, nos émotions, etc.

S’il est coutume d’affirmer que l’être humain n’utiliserait que 5 à 10% de son cerveau, il est plus juste de dire que nous ne sommes conscients que de ce petit pourcentage de notre activité cérébrale.

En effet, grâce aux progrès de l’imagerie médicale permettant la visualisation de l’activité cérébrale de façon très détaillée, la science a prouvé qu’aucune zone du cerveau n’est en réalité inactive de façon permanente. Nous utilisons donc l’ensemble de notre cerveau, chacune des régions cérébrales n’étant simplement pas mobilisée au même instant, et surtout de façon consciente.

La puissance du subconscient

Plus l’étude de la conscience progresse, plus il se confirme en effet, à l’image d’un iceberg, que les processus inconscients de notre activité cérébrale représenteraient la partie immergée la plus importante. Parmi eux, les pensées, les jugements, les certitudes, ou encore les actions que nous exécutons sans réfléchir, de manière automatique.

Logés dans notre subconscient, ces processus peuvent difficilement être atteints pour être corrigés. Mais l’hypnothérapie, elle, y parvient. En induisant sur le cerveau un phénomène appelé « transe hypnotique », cette méthode permet de mobiliser par la détente les circuits neuroniques dans les régions cérébrales sensorielles, exécutives ainsi que celles liées à l’attention.

En 2016, une étude menée par le Pr. David Spiegel de l’Université de Stanford et publiée dans la revue Cerebral Cortex met pour la première fois en évidence les modifications de l’hypnose sur l’activité et les connexions du cerveau : alors qu’une baisse de l’activité est constatée au niveau du cortex cingulaire dorsal antérieur – la zone impliquée dans les fonctions cognitives rationnelles –, l’étude montre en parallèle une augmentation des connexions dans la partie préfrontale, qui permet au cerveau de contrôler ce qui se passe dans le corps.

Se reprogrammer grâce à l’hypnose

C’est le fameux état de conscience dit « modifié » : tandis que le corps est dans un profond bien-être, le cerveau se met en hyper éveil et provoque une vigilance accrue (focalisation de l’attention) ainsi qu’une très grande clarté d’esprit. Cet élargissement de l’état de conscience permet de mobiliser toutes nos ressources pour communiquer directement avec notre subconscient, et le reprogrammer en corrigeant ses déséquilibres.

La communication avec notre subconscient s’effectue par le biais de suggestions pendant l’hypnose. La personne étant particulièrement réceptive en état de conscience modifié, son cerveau mémorise très bien les suggestions et engrange un changement immédiat. Très rapidement, de nouvelles (et meilleures) habitudes s’installent avec un bénéfice mesurable sur la santé et le bien-être au quotidien.